RENNES


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 Au confluent de l’Ille et de la Vilaine, Rennes est le chef-lieu de la Bretagne. Avec ses 207 000 habitants (402 000 pour toute l'agglomération), elle se classe au 11ème rang des villes françaises les plus peuplées. De par sa situation géographique et sa fonction politique, Rennes a un contexte historique important qui se retrouve à de nombreuses reprises dans la ville. Les charmes de cette capitale se découvrent au fil des balades en centre-ville, dans lequel on peut remarquer de coquettes cours intérieures, des ruelles médiévales ou encore des maisons à colombages. Avant de voir l’aspect culturel de Rennes, nous commencerons notre visite par une explication de l’histoire de la cité. Nous parlerons rapidement de l’économie rennaise, puis nous terminerons par un chapitre sur la vie étudiante à Rennes, ville qui compte plus de 60 000 étudiants.


Histoire
Sous les Romains, la ville, nommée alors Condate, était le centre du territoire des Riedones. Par la suite, lorsque son importance s’accrut, elle s’étendit vers le nord, le sud et l’ouest étant trop marécageux. Le centre-ville se concentre autour de la cathédrale et de la Vilaine ; une première muraille est édifiée et restera la seule défense de la ville jusqu’au XVème siècle.
A l’époque des rois carolingiens, Rennes devient capitale de la Bretagne grâce aux comtes de Rennes qui s’opposent aux Normands et font de la ville le symbole de la résistance bretonne. La croissance exponentielle de la population oblige les habitants à s’installer hors des limites gallo-romaines de la ville, créant ainsi de nouveaux quartiers notamment au sud de la Vilaine. La prospérité de la ville augmente à cette époque-là, comme le démontre les ornementations de l’église Saint-Germain édifiée en 1545 par les marchands merciers. Cette prospérité est en grande partie due au mariage d’Anne de Bretagne avec le roi de France Charles VIII. Celui-ci va jusqu’à assiéger la ville en 1491 ; le peuple souffrant de disette pousse alors la duchesse à accepter cet union qui sera célébré le 6 décembre de la même année. La Bretagne est alors rattachée à la France.
Rennes vit dans une certaine placidité, jusqu’en 1720, année qui marque un tournant jamais réédité dans l’histoire de la ville. Celle-ci a encore son aspect moyenâgeux :  ruelles étroites, maisons en bois à colombages, l’eau courante fait défaut. Le 22 décembre, un menuisier ivre enflamme un tas de copeaux avec une lampe à huile. La maison flambe en quelques instants, et le feu se propage de maisons en maisons. 945 bâtiments du centre-ville sont brûlés, 8000 personnes se retrouvent sans logis. Rennes est rebâtie sur les plans de l’architecte Jacques Gabriel, dont la reconstruction austère marque encore les rues rennaises. La ville est peu marquée par la révolution industrielle, cependant l’arrivée du chemin de fer en 1857 apporte un certain essor à l’industrie. De nouveaux quartiers se créent près de la gare. La capitale bretonne fut ensuite choisie pour la révision du procès Dreyfus, qui eut lieu en août et septembre 1899, dans l’enceinte du lycée impérial, devenu depuis le lycée Emile Zola. La même année verra apparaître la création de «Ouest-Eclair », ancêtre de «Ouest-France», aujourd’hui premier quotidien de France. La ville est fortement endommagée par les bombardements de la seconde guerre mondiale ; à partir de 1953 s’élèvent peu à peu les grands ensembles architecturaux autour du centre-ville.


Monuments historiques
La partie de la ville centrée autour de la cathédrale Saint-Pierre fut épargnée par l’incendie de 1720, elle a conservé de nombreuses maisons du XVème et XVIème siècle.
Elle constitue le cœur de la cité médiévale et du vieux Rennes. Par exemple, la place du Champ-Jacquet est bordée de maisons datant du XVIème siècle, elles-mêmes adossées à la muraille du XVème siècle. La place centrale de ce quartier de la cité est la place des Lices qui abritait au Moyen-Âge un champ clos accueillant les joutes et les tournois. Bertrand du Guesclin s’y est d’ailleurs illustré en 1337, en abattant tous ses adversaires lors d’un tournoi, alors qu’il n’a que 17 ans. Les Lices servaient aussi de cadre aux exécutions publiques. Agrandie au XVIème siècle, elle devient le lieu d’installation des foires. Maintenant le centre de la place abrite les halles de l’un des marchés les plus grands de France se tenant le samedi, elle est également bordée d’hôtels particuliers construits par les parlementaires. On accédait à la ville fortifiée par la traversée des portes Mordelaises, lieu symbolique dans l’histoire de la Bretagne. Les nouveaux ducs devaient en effet prêter serment de défendre les valeurs et la liberté de la Bretagne devant cette porte. Les rues autour de la cathédrale reflètent également la bourgeoisie moyenâgeuse de la ville, avec des hôtels particuliers rivalisant de splendeur et de force.   
A l’est du vieux Rennes se trouve la place de la Mairie, qui constitue le noyau central du quartier classique.
Elle est bordée à l’ouest par la Mairie , et à l’est par l’Opéra. L’Hôtel de Ville fut construit par Jacques Gabriel de 1734 à 1742. Une tour centrale portant l’horloge et le beffroi se raccorde à deux imposants bâtiments par deux pavillons incurvés. Au centre de cette concavité se trouvait une statue de Louis XV, fondue lors de la Révolution de 1789 ; elle est remplacée par une statue d’Anne de Bretagne, détruite par des indépendantistes bretons en 1932. L’originalité de cette place est apportée par cette concavité, à laquelle répond la convexité de l’Opéra. La tour centrale abrite une chapelle ancienne, les autres bâtiments renferment à droite les souvenirs et commémorations et à gauche la salle des mariages et autres fonctions administratives.
En empruntant la rue Brilhac, on découvre sur la gauche toute la splendeur du Parlement de Bretagne, entouré d’une place aux bâtiments identiques.
Le Parlement, l’un des treize existant en province, siégea tantôt à Rennes, tantôt à Nantes dans un premier temps, avant de se fixer définitivement à Rennes en 1561. Le palais, édifié de 1618 à 1709, est doté d’une double fonction juridique et politique. Brûlé une première fois en 1720, Jacques Gabriel lui redonne une majesté royale, avec une statue équestre de Louis XIV au centre de la place qui précède l’édifice. Les premiers évènements de la Révolution Française s’y dérouleront, ainsi que de nombreuses révolutions bretonnes (par exemple celle du Papier Timbré). Le bâtiment est de nouveau ravagé par les flammes en 1994, sa rénovation s’est achevée en juillet 2004. Il accueille aujourd’hui la Cour d’Appel de Rennes, installée lors de sa création en 1804.



Une ville sportive
 Rennes est une ville qui bouge, elle offre donc une variété quasi infinie de sports ; cela représente environ 4,8% du budget de la ville. Plus de 300 associations et 50 000 licenciés sont recensés à l’Office des Sports. 40 complexes sportifs et 4 piscines offrent la possibilité de pratiquer plus de 140 disciplines différentes. La ville est représentée par un club de football de haut niveau, évoluant en Ligue 1 cette saison pour la dixième année consécutive. Le Stade Rennais s’est offert la construction d’une nouvelle tribune dans le Stade de la route de Lorient, portant ainsi sa capacité à 30 127 places. Un club de volley, le Rennes Etudiants Club (REC), se maintient également au plus haut niveau national. Enfin le troisième club à échelon national de la ville est le Patton Tennis Club, d’où sont notamment issus Sébastien Grosjean et Mickaël Llodra. Un golf, une patinoire olympique, la base nautique, le stand de tir ou encore les équipements de skate et de roller complètent les possibilités offertes par Rennes aux citoyens sportifs. Des compétitions mobilisant tous les rennais volontaires sont organisées tous les ans :  « Tout Rennes nage  », « Tout Rennes court  », « Rennes sur roulettes  ».


Culture et loisirs
 La ville est dotée d’un vaste réseau de maisons de quartier, de MJC (Maison des Jeunes et de la Culture) ou encore de bibliothèques. La bibliothèque centrale conserve plus de 650 manuscrits, et un des quatre exemplaires du Catholicon de Jehan Lagadeuc, premier dictionnaire breton français latin, imprimé en 1499 à Tréguier (Côtes d’Armor). Le réseau des bibliothèques de la ville est en train d’être modifié ; une nouvelle bibliothèque centrale va ouvrir, elle sera dotée en plus des livres d’un planétarium et d’une médiathèque complète. L’écomusée de la Bintinais offre quant à lui une reconstitution fidèle de la vie rurale dans le pays de Rennes. De nombreuses galeries d’art sont disséminées dans le centre-ville, elles proposent des expositions permanentes ou temporaires de peinture, de sculpture ou encore de dessin. Tous les festivals attirent également la foule rennaise dans les rues, hiver comme été. Enfin les cinémas connaissent dans la capitale rennaise le succès habituel de cette forme de culture. On notera la présence d’un cinéma nommé Arvor, présentant des films d’art et d’essai, ce qui change un peu des superproductions américaines étant projetées au Gaumont ou au Colombier, les deux autres complexes cinématographiques de la ville. Et si une petite balade au vert vous tente plus que des salles obscures, allez faire un tour du côté du jardin du Thabor, superbe écrin de verdure de plus de dix hectares comprenant un jardin à la française, une roseraie, un jardin botanique, un jardin paysager et une volière. D’autres parcs comme le parc de Maurepas ou celui des Gayeulles permettent aussi de s’oxygéner les poumons ; mais rien de tel qu’une promenade dans la forêt de Rennes pour prendre un bon bol d’air.



Fiche wikipédia de Rennes: http://fr.wikipedia.org/wiki/Rennes
Office de tourisme: http://www.tourisme-rennes.com/en/home.aspx
Découverte virtuelle de Rennes: http://web.cortland.edu/flteach/civ/voyage/rennes.htm
 


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